Carlos Alcaraz remporte un 7e Grand Chelem et écrit l’histoire à Melbourne

Carlos Alcaraz étendu de tout son long après son triomphe à Melbourne

Crédit photo : Compte Facebook des Internationaux d’Australie

Une nouvelle page du livre des records du tennis allait inévitablement s’écrire en finale des Internationaux d’Australie. En triomphant en quatre manches de 2-6, 6-2, 6-3 et 7-5, dimanche, face à Novak Djokovic, Carlos Alcaraz en a finalement été l’auteur.

À 22 ans et 272 jours, l’Espagnol devient le plus jeune joueur de l’histoire à compléter le Grand Chelem en carrière, privant du même coup l’infatigable Djokovic d’un 25e tournoi majeur.

Après avoir remporté à deux reprises chacun des trois autres tournois du Grand Chelem, le numéro un mondial met enfin la main sur son premier titre aux Internationaux d’Australie, où il n’avait jamais atteint les demi-finales avant cette année.

Carlos Alcaraz étendu de tout son long après son triomphe à Melbourne
Carlos Alcaraz remporte son premier titre aux Internationaux d’Australie – Crédit photo : Compte Facebook des Internationaux d’Australie

En raflant le titre à Melbourne, Alcaraz prolonge la séquence de neuf victoires consécutives en Grand Chelem qu’il partage avec Jannik Sinner. Cette remarquable série victorieuse talonne celle établie par Roger Federer et Rafael Nadal (11 titres).

Comme le hasard fait bien les choses, c’est un certain Novak Djokovic, alors âgé de 20 ans, qui avait mis fin à cette séquence, ici même à Melbourne.

Résistance acharnée

Bien qu’il n’ait pas réussi à répéter l’exploit 18 ans plus tard, le Serbe aura livré une farouche opposition à l’Espagnol, de 16 ans son cadet.

En selle dès les premiers instants du match, Djokovic a produit un tennis frôlant la perfection lors de la première manche. Ses quatre petites fautes directes et son jeu incisif ont empêché Alcaraz de se procurer la moindre balle de bris.

Incapable de maintenir son rythme de croisière, il a été spectateur des prouesses du meilleur joueur au monde par la suite. Fin stratège, Alcaraz a contré les offensives de Djokovic en l’entraînant dans de longs échanges haletants.

Diminué physiquement après une bataille de quatre heures neuf minutes face à Jannik Sinner, le lauréat de 24 tournois majeurs n’a pas été en mesure de suivre la cadence. L’Espagnol a pris les commandes du match en remportant sèchement les deux manches suivantes, enchaînant les coups spectaculaires et profitant d’une multitude de fautes directes de Djokovic.

Fragile au service lors de la la quatrième manche, le Serbe s’est battu tant bien que mal pour prolonger le match. Ses six balles de bris sauvées à 1-1 auraient pu constituer un moment décisif dans l’opposition.

Ses quatre fautes directes sous pression à 5-6 ont finalement offert la victoire à son jeune rival, qui s’est étendu de tout son long en guise de célébration.

La dernière danse de Djoko?

Détenteur du record de titres aux Internationaux d’Australie (10), Novak Djokovic subit finalement une première défaite en finale à Melbourne.

Cette défaite laissera un goût amer au Serbe, pour qui tous les espoirs étaient permis après son improbable victoire face à Sinner en demi-finale.

Honnête avec lui-même, il a déclaré au terme du match qu’il « ne pensait pas revenir encore une fois à une cérémonie des trophées en Grand Chelem ».

S’en est suivi d’une phrase laissant ses plus fidèles admirateurs dans la tourmente: « Dieu seul sait de quoi sera fait demain et ce qui se passera dans six mois et encore plus dans douze. Alors merci, ça a été une grande aventure ».

Était-ce une forme d’adieux déguisés du plus grand joueur de l’histoire, sur le court où il a le plus dominé en carrière?

Chose certaine, la relève se porte très bien.

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